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Montréal, le mardi 26 février 2013 Notes pour une allocution de la première ministre du Québec, Mme Pauline Marois, à l'occasion du Sommet sur l'enseignement supérieur

La version prononcée fait foi.

J’aimerais tout d’abord remercier chacun d’entre vous pour ce travail intense que nous venons d’accomplir. Je vous remercie au nom des Québécois.

En lançant nos travaux, je vous ai dit que nous avions une obligation de réussite qui serait mesurée selon notre capacité à aller de l’avant.

Le résultat est là.

Sur l’essentiel, nous avons réussi à mettre les affrontements derrière nous. Nous avons rétabli le dialogue. Nous pouvons maintenant nous concentrer sur le soutien aux étudiants, la qualité de la formation et la recherche.

Des personnes de grande valeur ont accepté de diriger des chantiers de travail. Nous nous sommes entendus sur le dépôt d’une loi-cadre qui nous permettra de clarifier la mission des universités au Québec; sur la création d’un conseil national des universités, qui nous aidera à ajouter de la cohérence dans le réseau; et sur une meilleure reddition de comptes, plus claire, plus simple, plus transparente et comprenant moins de bureaucratie.

Dans un deuxième temps, nous avons tous souligné l’importance de la recherche universitaire et collégiale. Et la nécessité non seulement d’y investir davantage, mais aussi d’augmenter la collaboration entre les établissements, de renforcer le soutien aux étudiants et d’accroître les liens entre la recherche et les communautés.

Il y aura des assises nationales en avril prochain qui vont nous permettre de doter le Québec d'une politique ambitieuse de recherche pour que nous soyons parmi les endroits les plus performants dans le monde en cette matière. Ces assises permettront d'entendre aussi les dirigeants d’entreprises, des fonds de recherche et tous les acteurs impliqués dans le domaine.

Même s’il n’y a pas unanimité sur la nature et l’ampleur des besoins en financement de nos universités, tout le monde convient que nos établissements doivent embaucher davantage de professeurs, de chargés de cours et d’employés de soutien.

Or, la proposition du gouvernement d’augmenter de 800 millions de dollars par année les subventions aux universités d’ici 2019 leur permettra d’engager 1000 professeurs, 2000 chargés de cours et 1000 techniciens, auxiliaires et employés de soutien. Elle permettra également de faire plus et mieux en recherche. Nous avons convenu tous ensemble de réviser la politique de financement des universités.

Nous avons donc beaucoup avancé en misant sur ce qui nous unit.

Tout le monde a fait preuve d’ouverture et nous avons fait la démonstration, devant les Québécois, que nous étions capables de nous entendre sur beaucoup d’enjeux, d’avancer et de passer à une autre étape, plus constructive.

Sur l’accessibilité, il y a unanimité.

Tous, ici, ont exprimé le souhait que les Québécois qui en ont le talent et le désir aient accès à l’enseignement supérieur.


La proposition du gouvernement de dégager 25 millions de plus pour l’aide financière aux étudiants en augmentant le seuil de la contribution parentale à 45 000 dollars va beaucoup aider ceux qui ont moins de moyens financiers. Nous pourrons nous assurer que les étudiants des régions éloignées et ceux de première génération soient mieux soutenus.

Cette proposition recueille un large appui.

Finalement, il y a les droits de scolarité.

Un fossé existe entre les tenants d’une hausse importante des droits de scolarité et ceux qui souhaitent la gratuité en passant par le gel. Dans des cas comme celui-là, où le consensus est inatteignable, le gouvernement a la responsabilité de trancher.

C’est ce que nous avons décidé de faire, guidés par trois principes :

  • assurer l’accessibilité;
  • limiter l’endettement étudiant;
  • et respecter la capacité de payer des contribuables québécois.

L’indexation mesurée à la croissance du revenu disponible des familles constitue une proposition raisonnable et juste. Ça l’est pour les universités, ça l’est pour les étudiants et ça l’est pour les Québécois. Elle permettra de stabiliser la contribution étudiante et d’éviter ces hausses dramatiques qui provoquent des crises.

Cela dit, cette question ne doit pas masquer tous les progrès accomplis ici sur des questions primordiales : la qualité de l’enseignement, la recherche, le financement de nos établissements, une reddition de comptes plus transparente et plus efficace.

Au bout du compte, nous aurons eu des débats passionnants, parfois vifs, mais toujours courtois. Il n’y a pas de perdants ici, aujourd’hui.

La crise sociale est derrière nous, nous allons de l’avant et c’est tout le Québec qui est gagnant.

Nous devons maintenant poursuivre notre travail en passant à une autre étape. Nous avons des défis à relever. Le Québec peut et doit rejoindre le peloton de tête des pays qui excellent en matière de recherche.

Le Québec doit se relancer à la poursuite de l’excellence, de la créativité, de l’épanouissement de chacun de nos jeunes.

Nous devons pousser encore plus loin le Québec du savoir que nous souhaitons, dont nous rêvons. Nous en sommes capables.

Car, vous savez, rien ne peut arrêter un peuple qui se parle, qui se serre les coudes et qui se met en marche.

Travaillons ensemble à déployer un Québec du savoir pour tous.

Merci.


Mise en ligne : 26 février 2013


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